Bonjour Djilali. Oui. J’assume ce que j’écris. Le RN a changé.
Je suis totalement solidaire de mes confrères de Mediapart et de Politis. Je l’ai écrit publiquement. Je le leur ai dit. (Et bientôt, je pourrai partager avec vous une petite question que j’ai posée hier soir à Jordan Bardella.
#Teasing 🤫)
J’ai aussi détaillé l’incident d’hier lors de l’action de l’UEJF :
Et il me semble ne pas être le plus mal placé pour parler des violences que subissent les journalistes qui tentent de poser des questions qui picotent le RN. Je me suis fait casser la gueule quand j’ai demandé à Marine Le Pen si son garde du corps, juste derrière elle, avait réellement exercé ses fonctions de député européen ou s’il s’agissait d’un emploi fictif. Et je me suis aussi fait casser la gueule en 2015, avec Bruno Gollnisch et ses sbires.
Pour autant, le journalisme, le reportage, c’est écrire ce que l’on voit. Quitte à penser contre soi-même.
Et samedi, après avoir été virés par le service d'ordre soit disant "pour leur propre sécurité pour pas se faire lyncher par les militants", mes confrères ont reçu les excuses du parti. Ça, c’est un peu nouveau.
Et ensuite, ça, c’est très nouveau, ils ont été invités contrairement à ce que vous écrivez, autorisés à rentrer de nouveau et à assister au pseudo « off », enfin à cette rencontre entre une quarantaine de journalistes, Jordan Bardella et Marine Le Pen, pendant plus d’une heure. Et à poser leurs questions. (Malheureusement sans caméra.) C'est ce que j'écris pour ceux qui prennent la peine de lire en entier mes romans sur X et de tenter de rester subtils.
Donc oui, peu importent les réflexions désobligeantes et les insultes que je reçois, je le vois, je l’écris, je l’assume : le RN, qui se prépare à prendre le pouvoir, a changé sa relation aux journalistes. Notamment sous l’influence de l’ancien journaliste Victor Chabert, qui s’est assuré, par exemple, hier, que le téléphone de mon confrère de Politis, scandaleusement jeté au sol, lui soit rendu.
En revanche, certains militants racistes et violents, ceux qui ont lancé à mon confrère « retourne dans ton sale bled », ou ceux qui lui ont arraché son téléphone, n’ont pas du tout changé. Voire se sentent désormais libres d’être encore plus racistes et encore plus violents.
Ça aussi, je le vois de mes propres yeux. Donc je le dis.