Sovrak@sovrak10
Le pire c’est de rencontrer une personne qui te donne envie de croire en l’amour et qui finit par te donner toutes les raisons de ne plus y croire.
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larry @larry19_95IL M’A PROMIS LE MARIAGE. IL A PRIS MON CORPS. IL A ENCORE PRIS. ET PRIS. JUSQU’À CE QUE JE LUI DEMANDE DE M’ÉPOUSER. IL A RIGOLÉ. Je m’appelle Lina. 29 ans. Célibataire. Papa man. J’enchaîne les histoires sans lendemain. Je les baise, je les oublie, elles m’oublient. C’est ma vie. C’est mon choix. C’est mon plaisir. Lui, c’est Karim. 35 ans. Marié. Deux enfants. Il me l’a caché trois mois. « Tu es ma future femme », il disait. « Je vais quitter ma femme pour toi. » Je le croyais. Je suis conne. Je suis naïve. Je suis amoureuse. Il est venu chez moi. Il m’a prise sur le canapé, sur la table, contre le mur. « Je t’aime », il disait. « Je n’ai jamais senti ça. » Je répondais : « Moi non plus. » Un soir, je lui ai demandé : « Quand est-ce qu’on se marie ? » Il a ri. Un rire sec. Méchant. « Tu n’es qu’un trou, Lina. Tu n’es qu’une baise. » J’ai senti ma poitrine se serrer. Mon ventre se vider. « Quoi ? » « T’as cru que j’allais quitter ma femme pour toi ? T’es bonne. T’es une bonne baise. Mais t’es pas une femme à épouser. » Il est parti. Je suis restée seule. Nue. Sur le lit. Avec ses mots dans la tête. « Un trou. Une bonne baise. Pas une femme. » Pendant des semaines, je n’ai plus bougé. Je ne sortais plus. Je ne mangeais plus. Je ne répondais plus au téléphone. Je restais allongée, à regarder le plafond, à penser à ses mains, à sa bouche, à ses mensonges. Un jour, j’ai reçu un colis. Je n’avais rien commandé. J’ai ouvert. Un livre. Je l’ai lu. Une nuit. D’une traite. J’ai appris le clitoris, le point G, le rythme, la lenteur, les mots. J’ai appris à me toucher. À me connaître. À m’aimer. La première fois que j’ai joui seule, j’ai pleuré. Pas de tristesse. De rage. De rage contre lui. De rage contre moi. De rage contre toutes ces années à attendre qu’un homme me donne ce que je pouvais me donner moi-même. Aujourd’hui, je ne dépends plus de personne.nKarim m’envoie des messages. « Lina, tu me manques. Lina, je veux te voir. Lina, je quitte ma femme. » Je ne réponds pas. Je ne lis même pas. Je le sais par cœur. Il ne changera pas. Il ne quittera jamais sa femme. Il ne m’épousera jamais. Mais moi, j’ai changé. J’ai appris à jouir seule. J’ai appris à me suffire. J’ai appris que je ne suis pas un trou. Je suis une femme. Une femme qui baise qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut. Sans permission. Sans mensonge. Sans honte. Karim, si tu lis ça : merci. Tu m’as brisée. Puis tu m’as libérée. Suis-je une femme libérée ou une femme amère qui cache sa blessure sous des heures de masturbation ?